L'achat d'un bien immobilier à Majorque doit être mûrement réfléchi.
De nombreuses règles relatives aux démarches administratives, en vigueur dans le pays d’origine, sont différentes en Espagne. Outre le prix du bien immobilier, les investisseurs doivent s’attendre à d’autres dépenses.
Le bien immobilier est choisi, le financement est en place, le contrat pourrait être signé. Avant de mettre la main au stylo, il vaut toutefois la peine de se pencher sur les frais supplémentaires liés à l’achat d’un bien immobilier sur l’île. Le législateur espagnol a mis en place certaines barrières en matière de frais annexes et de taxes, qui réservent régulièrement des surprises désagréables aux acheteurs.
Si vous optez pour un financement auprès d’une banque espagnole, n’oubliez pas que celle-ci ne financera que 80 % de la valeur du bien immobilier si celui-ci est destiné à servir de résidence principale. Cela nécessite 20 % de fonds propres pour pouvoir même entamer la procédure d’achat. Vous devez également prendre en compte les frais facturés par les banques pour la souscription d’un prêt hypothécaire ou l’ouverture d’un compte. En règle générale, celles-ci s’élèvent à 2 % du montant du prêt.
À cela s’ajoutent les frais de notaire ainsi que ceux liés à l’inscription au registre foncier, sans oublier les taxes. À eux seuls, ces frais représentent généralement entre dix et douze pour cent de la valeur du bien immobilier. Par ailleurs, ces dépenses sont également à prévoir même si vous n’avez pas besoin de financement.
Voici un aperçu des frais supplémentaires liés à l’achat d’un bien immobilier :
Frais de notaire
La signature du contrat immobilier devant un notaire est obligatoire. Ce dernier établit l’acte de vente (escritura). Il existe un barème des frais qui dépend du prix d’achat, de sorte que le choix du notaire est libre.
Inscription au registre foncier de Majorque
Les actes établis par le notaire doivent être enregistrés. Ces frais dépendent également de la valeur du bien immobilier.
Impôts liés à l’achat d’un bien immobilier
L’administration fiscale espagnole fait la distinction entre l’achat d’un bien immobilier neuf et celui d’un bien immobilier d’occasion. La TVA (impuesto sobre el valor añadido, ou IVA) s’élève actuellement, aux Baléares, à dix pour cent du prix du bien immobilier. À cela s’ajoute, pour les biens immobiliers neufs, le droit d’enregistrement (actos jurídicos documentados, ou AJD). À Majorque et sur les îles voisines, celui-ci s’élève actuellement à 0,5 % du prix d’achat.
La principale taxe applicable à un bien immobilier d’occasion est l’impôt sur les acquisitions immobilières (IPT). Elle est prélevée sur le prix d’achat du bien immobilier et s’élève actuellement à huit pour cent aux Baléares.
Frais supplémentaires liés à l'immobilier à Majorque
Si vous envisagez de contracter un prêt immobilier pour l’achat d’un bien, vous ne pourrez pas vous passer d’un expert. Celui-ci évalue le bien immobilier. Dans certains cas, la banque prend en charge les frais, qui se situent actuellement entre 250 et 600 euros. Une expertise est valable six mois à compter de sa date d’établissement.
Si vous souhaitez vous épargner un maximum de formalités administratives, il est recommandé de faire appel à un gestor. Cette solution est particulièrement avantageuse pour les investisseurs étrangers qui parlent peu l’espagnol. Les honoraires sont flexibles : il est donc judicieux de comparer les tarifs proposés par différentes « gestorías ».